Voies Mixtes BUS-VELOS : Avantages-Inconvénients

mercredi 8 août 2012
par  Nicolas

Argumentaire : « le pour et le contre » des voies mixtes Bus + Vélo Quels sont les avantages de ces voies mixtes ?

Tout d’abord, il s’agit du gain de place car il n’est pas souhaitable de multiplier le nombre de voies à usage spécifique, étant donné le besoin d’optimiser au maximum l’espace public dédié au transport. Il est plus facile d’aménager une voie de 4,5 m de large (pour faciliter un dépassement du vélo par le bus) à certains endroits que d’aménager une bande cyclable supplémentaire sur tout un itinéraire.

De plus, le coût d’aménagement pour passer une voie de bus en voie mixte est inférieure à l’aménagement d’une BC, même s’il est important de prévoir certaines adaptations qui peuvent apporter
un réel gain de sécurité (SAS vélo pour permettre aux cyclistes de revenir sur la voie classique, sur-largeur pour faciliter un dépassement).

Un autre intérêt de ces voies mixtes est la sécurité qu’elles apportent aux cyclistes. En effet, le trafic y est bien moindre que sur une voie classique autorisée à tous les véhicules. En heure de pointe, on observe sur de nombreux axes 1000 véhicules à l’heure, alors qu’il ne passe pas plus de 30 bus à l’heure, même avenue de l’Union soviétique sur le parvis de la gare. De plus, il est plus facile et rapide de sensibiliser à cette cohabitation avec les vélos les conducteurs de bus que les conducteurs particuliers, car ils sont dans le cadre professionnel (ex : La RATP intègre ce chapitre à la formation des agents).

Enfin, la « voie mixte » ainsi partagée est de fait plus utilisée, donc il n’y a plus de voie de bus « vide » ce qui est critiqué par les automobilistes. Cette solution permet de mettre en visibilité la
complémentarité de ces deux modes de déplacement alternatif à la voiture
. Les transports en commun et le vélo urbain ne peuvent répondre seuls aux besoins de tous les usagers, il est donc important de démontrer leur cohabitation ainsi que l’inter-modalité.

Quels sont les inconvénients de ces voies mixtes ?

La principale limite identifiée au développement de ces voies mixtes est le ralentissement que les cyclistes peuvent imposer aux bus qui roulent derrière eux.

Quels sont les facteurs qui rendent cette situation gênante au point de dégrader le niveau de service ?

Premier facteur, une vitesse trop faible du cycliste par rapport au bus : On peut donc déjà prendre la mesure d’autoriser toutes les voies bus en pente descendante (ex : avenue Carnot, avenue de Grande Bretagne, avenue Vercingétorix…).

Ensuite pour ce qui concerne certains cyclistes roulant plus doucement que la moyenne, il peut être aménagé des zones où la voie est plus large (4,50 m) ce qui permet le dépassement sans danger.

Deuxième facteur, la voie en site propre est suffisamment longue pour faire durer cette perte de vitesse au bus : En effet, il peut être justifié de ne pas partager les voies en site propre dédiées aux lignes
Haute Qualité de Service (HQS), ou bien les voies longues de plus de 600 mètres sans interruption (ni intersections, ni arrêts).

Dans la pratique, la majorité des voies en site propre à Clermont-Ferrand ne sont pas d’une longueur suffisante pour dégrader significativement la vitesse d’un bus roulant derrière un cycliste. De nombreuses voies de bus peuvent donc être basculées en voies mixtes : avenue de l’Union Soviétique, rue Maréchal Joffre, place Hippolyte Renoux, rue Auger, rue Blatin sens Chamalières>Clermont-Fd, Bd Desaix sens de la montée, … .

Au final, il est assez rare que bus et vélos se gênent vraiment, au moins dans le contexte de l’agglomération Clermontoise.


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