Goulotte rouillée 2009 décernée à la SNCF régionale

dimanche 31 janvier 2010

Partout en France et en Europe, le vélo s’impose comme un rouage essentiel pour l’intermodalité des modes de déplacement urbain (train+vélo), alternatifs à la voiture, notamment pour les périurbains. Dans ce contexte, la Direction auvergnate SNCF et RFF s’obstinent à ne rien faire en faveur du développement du vélo urbain, ce qui pourtant permettrait de capter des clients supplémentaires et d’adopter une réelle démarche écologique.

Jugez plutôt :

  • absence de goulotte et de plan incliné dans les principales gares régionales, pour l’accès aux quais ; il faut porter 2 fois son vélo, sa valise ou sa poussette pour accéder au quai, de la gare ouest (Union Soviétique) ; ces aménagements sont simples, peu onéreux et utiles à tous les usagers, y compris les personnes handicapées et les personnels SNCF ;
  • promesses non tenues, notamment dans le cadre du la réfection de la gare de Riom ;
  • absence de vélo en libre-service et de stationnement sécurisé dans les gares régionales ;
  • attentisme de la SNCF et de RFF, qui préfèrent se réfugier derrière de « nécessaires expérimentations », pourtant déjà maintes fois réalisées ailleurs pour les goulottes d’accès au quai ;
  • intransigeance quant à la tarification du transport des vélos à bord des Téoz sur les segments infra-régionaux (exemple : 10 € pour le transport d’un vélo entre Clermont et Riom, contre 3 € pour un passager !) ;
  • vision surannée des cyclistes urbains, considérés comme des « adeptes » ;
  • vision très parcellaire des besoins des usagers cyclistes, dont certains souhaitent laisser leur vélo en gare, d’autres l’emporter à bord ;
  • attitude souvent méfiante des personnels présents sur le quai, à l’encontre des porteurs de vélo.